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Trois questions à Xavier Kieken, Président de l’observatoire des bureaux de la métropole

 

Quelles leçons tirez-vous des succès des dernières années ?
Enfin la géographie se venge de l’histoire ! L’exceptionnelle position de carrefour de notre métropole nous permet de surmonter nos handicaps économiques, en particulier celui qui nous vient des trente glorieuses, quand les autorités politiques nationales ont décidé de localiser les activités high tech au sud de la Loire…

La métropole est-elle donc devenue attractive ?
Elle est plus visible. Le privé et le public ont uni leurs efforts pour la promouvoir ces dernières années. L’adoption de la marque «Hello Lille» est une bonne chose; le monde de l’immobilier l’appelait de ses voeux depuis longtemps.
Ce qui pêche encore, c’est l’attractivité résidentielle. Nous ne construisons pas assez de logements, par manque de foncier aménagé. C’est l’un des éléments dont nous avons besoin pour séduire les entreprises extérieures à notre territoire et leurs personnels. Mais nous devons aussi améliorer l’offre éducative, les espaces publics, l’environnement…

Jusqu’où peut aller le marché lillois ?
Les marchés régionaux sont désormais séparés en deux catégories : Lyon suivi de près par Lille et puis les autres. Je suis certain que nous finirons par rattraper le marché lyonnais. Une des clés de l’avenir serait de construire le Grand Lille immobilier, unissant dans un même ensemble géographique, et dans un même dynamisme économique, la métropole, l’ex-bassin minier, le Douaisis, le Valenciennois, le Béthunois. C’est déjà une réalité dans le domaine de la logistique…

 

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