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“Une relation équilibrée avec les entreprises”, Arnaud Delannay, directeur général de Notre Logis

Qu’attendent les maîtres d’ouvrage / d’œuvre des entreprises ? Chaque mois, La Chronique leur donne la parole.

Comment qualifieriez-vous les relations entre Notre Logis et les entreprises ?

Nous devons être dans un rapport gagnant-gagnant. Historiquement, nous avons essayé de fidéliser nos prestataires en portant une grande attention aux délais de paiement qui s’établissent à dix jours. En revanche, dans un environnement normé, nous veillons au respect de la réglementation et c’est parfois plus compliqué lorsqu’il y a de la sous-traitance. Sur des opérations innovantes, nous rencontrons aussi un décalage entre nos ambitions et la capacité des entreprises à les mettre en oeuvre en phase de chantier et de maintenance.

Vous avez mis en place une vision à 2025, quelle est la place des entreprises dans ce programme ?

Nous souhaitons avoir une relation équilibrée avec les entreprises. Pour cela, et toujours dans le respect des marchés publics, nous les sourçons, par exemple, sur les futures opérations. Et le prix n’est pas notre seul critère d’attribution puisque nous apportons une grande importance à la qualité. Nous avons une démarche Responsabilité sociale et environnementale (RSE) pragmatique avec des clauses d’insertion qui s’inscrivent dans une vision de retour à l’emploi. Dans un souci de simplification, nous avons aussi essayé d’alléger les relations administratives en confiant la gestion des autorisations et autres attestations à une plateforme. Cela nous permet de vérifier si l’entreprise est à jour sur la durée du chantier et d’avoir une relation de confiance. Nous sommes aussi une petite structure qui essaye de garder de l’agilité.

Qu’attendez-vous des entreprises ?

La qualité, la qualité et la qualité. En gérant un patrimoine sur le long terme, nous n’avons pas les moyens d’acheter de la mauvaise qualité, tant technique que relationnelle. Et ce, de la construction à la maintenance en passant par l’entretien. En revanche, une dérive importante m’inquiète : le nombre de dommages-ouvrage s’est multiplié par 3 ces cinq dernières années, autant en production propre qu’en VEFA, et pour tous les corps de métier.