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La MEL vote son futur schéma des transports

Réunis en conseil métropolitain, les élus viennent d’approuver le futur schéma directeur des Infrastructures de Transports (SDIT). Estimé entre 1,6 milliard d’euros et 2,3 milliards d’euros, il prévoit à horizon 2035 la création de 27 nouveaux projets dont 5 nouvelles lignes de tramway (Neuville-Hem, Roubaix-Wattrelos, Lille-Seclin, Lille Hallennes-les-Haubourdin, Lille-Wambrechies), le prolongement du métro 1 vers Eurasanté, un téléphérique entre Lille Saint-Sauveur et Fives, une quinzaine de lignes de bus à haut niveau de service sur des voies réservées et des liaisons express. Le tout dans une cohérence avec les transports relevant de la compétence régionale pour tendre vers « un RER métropolitain », affirme Daniel Janssens. De quoi répondre aux besoins de déplacements des 100 000 habitants et 80 000 supplémentaires prévus d’ici 15 ans dans la MEL.

Concrètement, il faudra attendre entre trois à quatre années d’études avant les premiers coups de pioche. « Nous pourrions espérer un premier tramway en 2025-2027 », s’est même projeté le vice-président aux transports. Les aménagements dédiés aux bus pourraient en revanche être mis en oeuvre plus rapidement.

La concertation lancée en décembre dernier a permis de mettre au point la carte des futurs transports métropolitains avec un large consensus malgré parfois des « discussions ardues ». Ce schéma a donc été approuvé à la quasi-unanimité ce vendredi soir (169 voix, 2 abstentions). La commission du débat public sera saisie à l’automne. Mais à quelques mois d’une nouvelle mandature, le plus dur commence certainement.

Carte SDIT

Ouvrir de nouveaux débats sur les transports

A l’occasion du vote, Damien Castelain, président de la MEL, a souhaité ouvrir plus largement le débat sur la mobilité. Il a ainsi confié à Daniel Janssens le soin de travailler sur 5 points complémentaires. Pour notamment, ajuster l’implantation des parkings relais, booster le plan vélo et y consacrer 10 millions par an, aborder la question de la gratuité des transports, (le président Castelain ni étant lui même pas favorable), la gratuité des transports lors des pics de pollution et enfin, la régénération des voies et du matériel de transport.