Le projet de tour dans le quartier Vauban à Lille a suscité nombre de réactions ce vendredi.© Coldefy

Le projet de tour dans le quartier Vauban à Lille a suscité nombre de réactions ce vendredi.© Coldefy

MEL : La révision du Plan Local d’Urbanisme dans la ligne droite

Gros sujets à l’ordre du jour du conseil de la métropole européenne de Lille, le 14 octobre : les derniers ajustements du plan local d’urbanisme et l’adoption de la convention intercommunal d’équilibre territorial.

La révision du PLU de la métropole lilloise, adopté en 2004, doit être bouclée au début de 2017. Toute une série de modifications du document a donc été adoptée par le conseil métropolitain réuni mi-octobre. Où l’on retrouve des projets d’habitat déjà annoncés, comme à Baisieux (friche Liflandres, 130 logements environ), à Villeneuve d’Ascq (site Montalembert, 375 logements), à Hellemmes (siège de l’ancienne imprimerie Québecor, 4 à 500 logements). Où l’on découvre quelques autres dossiers : à Bondues (40 logements), Frelinghien (80 logements), Equinghem-Lys (reconversion d’un séchoir à lin), Lesquin (Le Moulin), Seclin (site Danone).

Les « Muchaux » repasseront

Mais tout ne va pas comme sur des roulettes. Une dizaine de délibérations a été reportée à plus tard, le temps d’adapter les programmes prévus et de répondre aux oppositions qu’ils suscitent. Copie à revoir donc pour la transformation de l’usine Caby à Saint-André et d’une emprise des 3 Suisses, à cheval sur Villeneuve d’Ascq et Croix. C’est aussi le cas du secteur des « Muchaux » à Lambersart : les modalités de réalisation de 400 logements, de bureaux et d’un golf doivent être affinées par le Maire, qui n’est autre que le vice-président chargé du plan local d’urbanisme (PLU).
Un autre dossier a provoqué quelques débats, alimentés par la présence de manifestants à la porte de la MEL : la construction d’une tour d’habitat à la place de l’ancien collège de Staël, au bout de la rue de La Bassée à Lille. Le projet porté par Vinci culmine à 56 mètres. Trop haut, clament les riverains qui habitent des maisons individuelles. La MEL a quand même retenu cette hauteur comme un plafond de construction, laissant aux protagonistes et à la Ville de Lille la possibilité de s’entendre sur un niveau inférieur…

La CIET adoptée

A l’ordre du jour de cette séance, le vote sur la convention intercommunale d’équilibre territorial (CIET). Comprendre un nouveau règlement dans l’attribution des logements sociaux pour favoriser la mixité sociale. Elle s’accompagne du plan partenarial de gestion de la demande de logement social. Ces deux dispositifs, visent à mieux répartir les attributions de logements locatifs sociaux alors que sur les 50 000 demandes annuelles, seules 12 000 sont satisfaites. Pour accélérer sur cette question, l’institution envisage de construire 6 000 logements par an dont 2 000 dits sociaux, soit 30%. Rappelons qu’elle doit répondre à une exigence légale de 25%.
La CIET se pose donc en outil de répartition de l’offre de logement social sur l’ensemble des 85 communes de la Métropole Européenne de Lille, puis des 90 à terme. Elle prévoit notamment de développer le logement social dans les secteurs les moins pourvus et à l’inverse, de mieux diversifier l’offre dans les quartiers d’habitat social. Pour y parvenir, la CIET pose le principe d’une augmentation du taux des habitations dites PLAI (très sociaux). Ils passeraient donc de 20 à 25-30%. Concrètement, pour 100 logements construits, 7,5 à 9 d’entre eux seront en PLAI, contre 6 auparavant. Si la CIET a été adoptée par 121 votes pour, soit 75%, la place du maire dans la décision a suscité beaucoup de débat. Pour compléter ce volet, les élus de la Métropole Européenne de Lille se sont accordés sur un plan partenarial de gestion de la demande de logement social.
L’objectif ? Promouvoir une meilleure gestion de la demande, plus cohérente et transparente. Il est ainsi envisagé « de satisfaire le droit à l’information pour tout demandeur de logement, d’accueillir tout demandeur qui le souhaite et de mener une gestion partagée entre partenaires ». Pour cela, la MEL indique que des lieux physiques et une plateforme web seront créés.

 

JD et BV