Stéphane Carlier, Pascal Cuisset, Rémy Delcourt, Handy Deleau, Miguel Ferreira Leite, Benjamin Leclercq, Florian Matton, Jean-Daniel Pollart et Anthony Matton (absent sur la photo) sont les apprentis-maçons du projet Lisbonne 2019. Ici, dans leur atelier au CFA BTP de Marly près de Valenciennes.

Stéphane Carlier, Pascal Cuisset, Rémy Delcourt, Handy Deleau, Miguel Ferreira Leite, Benjamin Leclercq, Florian Matton, Jean-Daniel Pollart et Anthony Matton (absent sur la photo) sont les apprentis-maçons du projet Lisbonne 2019. Ici, dans leur atelier au CFA BTP de Marly près de Valenciennes.

Marly : Immersion portugaise pour les élèves du Brevet Pro maçonnerie

Fin juin, les 9 élèves de 1ère Brevet Professionnel Maçonnerie du CFA BTP de Marly ont eu la chance de s’envoler au Portugal pour travailler sur un chantier grâce au programme Erasmus+. Pas seulement ouvert aux universitaires, il est également proposé aux apprentis.

 

Direction Lisbonne. Prendre l’avion voire sortir du département, pour certains des 9 apprentis de 1ère Brevet Professionnel maçonnerie du CFA BTP de Marly, ce fut une première. En juin dernier, ils ont pu bénéficier du projet Lisbonne 2019 porté par leur établissement et le dispositif Erasmus+. Objectif ? Une immersion de deux semaines sur un chantier de la capitale portugaise, accompagnés de deux formateurs, Mickaël Hurbin et Olivier Audin. Pour Hélène Ponthieux, directrice adjointe du CFA de Marly, ce voyage permet à des jeunes souvent cantonnés dans leurs habitudes de s’ouvrir à d’autres cultures et de développer les compétences et les qualifications de chacun. Elle ajoute : « À l’étranger, les jeunes n’ont plus les facilités et le degré de maîtrise qu’ils peuvent avoir chez eux. Ils sont obligés de s’adapter, d’écouter et de s’entraider lorsque certains sont confrontés à des difficultés. La cohésion du groupe est alors renforcée et cela se ressent dans leurs entreprises, ou ici en cours ». Ce séjour de quelque 933 euros par personne est pris en charge par le CFA BTP, puis remboursé dans sa totalité par le programme Erasmus+ et le CCCA BTP.

Savoir-faire français

Pour cette deuxième session, le programme fut intensif. L’association franco-portugaise « Clube Intercultural Europeu » (CLUBE) a placé les jeunes dans deux entreprises. L’une, le groupe Mota Engil, a accueilli six apprentis sur un chantier de construction d’immeuble. L’autre, plus petite, l’entreprise Marsilto, pour la rénovation d’une maison. « Ceux qui sont en apprentissage chez de plus petits  artisans ont été insérés dans une grosse major et inversement, explique Hélène Ponthieux. Cela leur a permis d’avoir une autre vision des chantiers avec des méthodes de management et de travail différentes ». Cette année encore, l’équipe pédagogique du CFA de Marly a eu un très bon retour de la part des entreprises portugaises. « Nos élèves ont été très impliqués en partageant leur savoir-faire français, ajoute-t-elle. Nos jeunes se sont également rendu compte de la réalité salariale. Ici, ils râlent en disant qu’ils ne sont pas bien considérés mais ils se rendent bien compte qu’ils gagnent mieux qu’un ouvrier portugais ! » Lors des temps de repos, ils ont pu visiter Lisbonne, profiter de la plage, apprendre quelques notions de portugais ou encore goûter à la gastronomie locale.

BP à Dimension européenne

En vue de l’examen de 2ème année, cette expérience étrangère devra être présentée sous forme de notes et de photos dans un rapport d’activités. La directrice adjointe en est persuadée, ce voyage perdurera pour chacun. En septembre, le BTP CFA de Marly ouvrira ce dispositif à une autre branche, celle des couvreurs. « Ils pourraient être envoyés en Allemagne ou au Danemark, là où les problématiques d’isolation de combles et de toitures sont importantes, ajoute-t-elle. Ce sont des pays assez précurseurs en la matière ». Autre souhait, que les brevets professionnels du CFA BTP de Marly deviennent à composante européenne (BPCE). Qu’ils se déroulent sur un apprentissage en deux ans conduisant à un diplôme homologué de niveau IV (français et européen) en intégrant deux périodes de formation, de deux ou trois semaines, dans un autre pays européen. Enfin, elle souhaite inviter les jeunes apprentis portugais en France, mais les démarche en sens inverse sont plus complexes. Bem-vido* !

*Bienvenue

Témoignages :

Pour ces 9 apprentis, ce

voyage fut une réelle prise de conscience et de découverte. Tous s’accordent pour remercier Google traduction, sans quoi il était difficile de communiquer.
« C’est une bonne expérience à vivre, raconte Stéphane Carlier. J’ai travaillé dans une petite entreprise alors que j’ai l’habitude de plus gros chantier. Leurs méthodes de travail sont très différentes. Là-bas, les gars bossent au moins 40 heures semaine pour un salaire de 600 euros mensuels ! Et puis, certains

gars sur le chantier n’avaient

même pas d’argent pour manger le midi ! » Florian Matton ajoute : « On a eu un peu de mal à s’intégrer car il y avait 140 personnes sur le chantier. Le chef devait nous gérer ainsi que ses équipes, ce n’était pas évident. Ce qui est certain, c’est que nous en ressortons encore plus soudés ». Et Jean-Daniel Pollart de conclure : « On s’est bien rendu compte qu’en France, nous étions plus rigoureux sur les chantiers. Chez nous, la sécurité est primordiale ! »

 

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