Après la pose de la première passerelle fin janvier, la seconde sera arrimée au bâtiment fin février.

Après la pose de la première passerelle fin janvier, la seconde sera arrimée au bâtiment fin février.

Lille : Le Biotope se profile et se pare de passerelles

Dans un peu moins d’un an, les 30 000 m2 du futur siège de la MEL, nichés entre l’hôtel de région et le Grand Palais, seront livrés. Visite d’un chantier où le chrono rythme la cadence.

Tic-tac. Dans les couloirs de la base-vie aux couleurs de Bouygues Bâtiment Nord-Est, le calendrier affiche les grandes étapes du plus grand chantier de bureaux de la place lilloise. D’ici décembre 2019, le Biotope, imaginé par l’agence danoise Henning Larsen Architects en association avec les Lillois de KeurK Architectures, doit être livré à son investisseur. Le Crédit Mutuel Nord-Europe pourra alors confier à la Métropole Européenne de Lille (MEL) les clés de son nouvel écrin, loué pour 18 ans.

Passerelles hors normes

En cette fin janvier, le chantier a vécu un moment clé. Côté Conseil régional, une première passerelle vient d’être arrimée en R+2. Les mensurations de ce spécimen témoigne de l’importance de l’opération : 40 mètres de long pour 40 tonnes, arrivés en trois parties assemblées au pied du chantier. Fin février, sa jumelle s’établira ensuite au R+5.
A l’opposé, la charpente de l’atrium commencera alors à prendre forme. Celle-ci supportera une verrière sous laquelle un escalier métallique monumental prendra place.
Parallèlement, alors qu’il reste deux étages à monter pour atteindre le R+8, 870 blocs, véritable double peau vitrée, commenceront à envelopper la façade extérieure. A la demande de Philippe Poustoly, Directeur Grands Projets chez Bouygues Bâtiment Nord-Est, on les retrouve dans un espace “prototypage”. “Ce lieu nous permet de tester et d’affiner à l’échelle 1 ce qui sera posé”, explique ce “chef d’orchestre” passionné. Le tout main dans la main entre architectes, ingénieurs, compagnons et bureau de contrôle.

Philippe Poustoly, Directeur Grands Projets chez Bouygues Bâtiment Nord-Est, chef d’orchestre du Biotope.
Philippe Poustoly, Directeur Grands Projets chez Bouygues Bâtiment Nord-Est, chef d’orchestre du Biotope.

Le spectre du planning

Avec toujours un impératif, tenir un planning serré, contenu sur 19 mois de travaux (hors parking). Philippe Poustoly en est justement le maître du temps. Mais il prévient : “n’ayons pas l’arrogance du planning”. Pas question de s’affranchir “des bases, de la rigueur de préparation, de l’écoute client”. Avec un pré-réquis : “il a fallu rapidement structurer l’équipe en qualité et en quantité” en s’adjoignant même parfois des personnes très capées au sein du groupe, hors les frontières régionales. Tout en insufflant une dynamique servant “la cohésion, la cohérence et l’humilité”, facteurs de réussite selon lui.
Autre ingrédient pour tenir ce calendrier dense, des modes opératoires bien rodés. Parmi ceux-ci, la préfabrication concourt à gagner du temps sur le chantier. Les blocs sanitaires, en sont l’un des exemples. Alors que les derniers étages n’ont pas encore pris corps, les sanitaires sont d’ores et déjà en place dans les étages inférieurs. Des miroirs aux poignées en passant par les raccordements techniques, les blocs sanitaires sont incorporés presque “prêts à l’usage”. Ici pourtant, rien ne présume de la pré-fabrication des lieux. Les cages d’escaliers, les locaux techniques ont aussi bénéficié de la méthode tout comme les poutres de couronnement et des éléments de maçonnerie non porteurs. “Cela demande beaucoup d’anticipation avec la réalisation des études bien en amont”, argue Philippe Poustoly. Des études traduites dans une maquette numérique puisque le BIM (Building Information Modeling) est d’usage depuis la conception du bâtiment. Elle sera alors remise à l’exploitant, d’ici moins d’un an.

Un écosystème pour le Biotope “Biotope : Milieu défini par des caractéristiques physicochimiques stables et abritant une communauté d’être vivants”. Pour traduire cette définition du Larousse et prétendre au label Biodivercity, les équipes de Bouygues Bâtiment Nord-Est ont fait appel à un écologue. Etanchéité, substrats, visite en pépinière, choix des espèces, rien n’a été laissé au hasard pour créer ces écosystèmes sur 3 600 m2 de terrasse. Pas moins de 750 arbres et arbustes retrouveront leur nouvel environnement d’ici la fin d’année. Ils donneront alors naissance à l’une des plus vastes toitures végétalisées de la région.
Un écosystème pour le Biotope
“Biotope : Milieu défini par des caractéristiques physicochimiques stables et abritant une communauté d’être vivants”. Pour traduire cette définition du Larousse et prétendre au label Biodivercity, les équipes de Bouygues Bâtiment Nord-Est ont fait appel à un écologue. Etanchéité, substrats, visite en pépinière, choix des espèces, rien n’a été laissé au hasard pour créer ces écosystèmes sur 3 600 m2 de terrasse. Pas moins de 750 arbres et arbustes retrouveront leur nouvel environnement d’ici la fin d’année. Ils donneront alors naissance à l’une des plus vastes toitures végétalisées de la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Fiche

Maîtrise d’ouvrage : Linkcity
Entreprise générale :
Bouygues Bâtiment Nord-Est
Façades : VS-A
Structure : Setec Bâtiment
Fluides : Projex Ingénierie
VRD : Egis Villes et Transports
Géothermie : EGEE Développement
Charpente : Fourcade Sas
Peinture : Initiale(s)
Verrière : Les Alerions
Menuiserie ext. Métallique : Simeon, PMN et GM Pose