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Les 10 start-up qui dopent le bâtiment (2/2)

Qu’elles révolutionnent les métiers traditionnels ou innovent sur des créneaux encore peu exploités, les dix start-up que nous vous présentons ce mois-ci pourraient bien bousculer le Bâtiment et ses différents secteurs : robotique, sécurité connectée, énergie, air, logiciel ou encore économie circulaire sont leur terrain de jeu. Focus sur ces jeunes pousses régionales, plus que prometteuses.

COZY AIR : Experts des  atmosphères intérieures

• Ville : Villeneuve d’Ascq • Thématique : Air • Date de création : Février 2017 • Dirigeants : Lamia Mialet et Charles Cornille • Nombre de salariés : 2 associés • Chiffre d’affaires : NC • Accompagnement : Le Village by Crédit agricole à Euratechnologies, LMI 2017
• Ville : Villeneuve d’Ascq
• Thématique : Air
• Date de création : Février 2017
• Dirigeants : Lamia Mialet et Charles Cornille
• Nombre de salariés : 2 associés
• Chiffre d’affaires : NC
• Accompagnement : Le Village by Crédit agricole à Euratechnologies, LMI 2017

Méfiez-vous des apparences : si cette petite pyramide inversée affiche une lumière rouge, ce n’est pas juste une lampe design. Cela signifie simplement que votre air intérieur est pollué ! Composés organiques volatils (COV), dioxyde d’azote (NO2), monoxyde de carbone (CO) et particules fines sont ses bêtes noires. A l’intérieur de cet objet connecté, des capteurs analysent et récoltent les données de ces polluants. Données ensuite exploitées par les experts de Cozy Air pour mieux préconiser et mettre en oeuvre un plan d’action personnalisé. Un appareil suffit pour capter les émissions d’une pièce de 50 m2. Derrière cette innovation, Lamia Mialet et Charles Cornille, respectivement ingénieure en chimie de l’atmosphère et ingénieur en chimie environnementale. Commercialisé en B to B, l’abonnement comprend la location de l’objet connecté, l’accès à vos données via l’application Cozy Air et quatre plans d’action. Six premiers clients, collectivités territoriales et entreprises, confient déjà la qualité de leur air intérieur à la jeune pousse. Avec une vingtaine d’appareils déployés depuis janvier, elle compte évidemment ouvrir de plus en plus grand ses poumons connectés grâce à une prochaine levée de fonds prévue d’ici la fin d’année 2018.

 

XP DIGIT balise virtuellement les chantiers

• Ville : Villeneuve d’Ascq / Rennes  • Thématique : Sécurité connectée • Date de création  : Décembre 2014 • Dirigeant : Benoit Bellavoine • Nombre de salariés :     8 personnes • Chiffre d’affaires :  Entre 250 et 300 000 euros • Accompagnement : Village by CA de Rennes / BPI
• Ville : Villeneuve d’Ascq / Rennes
• Thématique : Sécurité connectée
• Date de création : Décembre 2014
• Dirigeant : Benoit Bellavoine
• Nombre de salariés :
8 personnes
• Chiffre d’affaires : Entre 250 et 300 000 euros
• Accompagnement : Village by CA de Rennes / BPI

Elle est imperceptible. Seuls quelques capteurs discrets vous mettrons peut-être la puce à l’oreille. KypSafe, c’est le nom de cette barrière virtuelle ou système de sécurité sur les chantiers, basée sur la micro-localisation 100% nomade. La solution mobile développée par XP Digit permet de prévenir en temps réel les techniciens à l’approche d’une zone de danger. Une alerte vibratoire, sonore et lumineuse surgira alors du smartphone de votre  technicien en cas de franchissement d’une zone de danger délimitée par des capteurs connectés. Installés sur un modèle «plug and play» sur un échafaudage ou sur des cônes de chantier, ceux-ci se déploient très rapidement puisqu’ils disposent d’une autonomie d’un mois. De quoi renforcer le balisage visuel et la sécurité sur les chantiers tout en étudiant le comportement des usagers. Lauréat du concours start-up d’Enedis, Benoit Bellavoine, dirigeant, engrange les récompenses. Prix industrie 4.0 des Trophées start-up de la Tribune, il vient d’intégrer l’incubateur l’Impulse Innovation de Total et collaborera bientôt avec Bouygues Construction. Déjà, il essaime même dans d’autres régions puisqu’une partie de l’équipe a rejoint le Village by Crédit Agricole de Rennes. Objectif : séduire le secteur du bâtiment et de l’énergie.

 

WOSOMTECH augmente la réalité des artisans et architecte

• Ville : Plaine Images à Tourcoing • Thématique : Logiciel • Date de création : Septembre 2015 • Dirigeant : Agnès De Lavarde • Nombre de salariés : 14 personnes • Chiffre d’affaires : 330 K€ en 2017 • Accompagnement : Accélérateur de la Plaine Images, LMI 2016, Concours Innovation Numérique BPI, Concours Vinci Energies VivaTech
• Ville : Plaine Images à Tourcoing
• Thématique : Logiciel
• Date de création : Septembre 2015
• Dirigeant : Agnès De Lavarde
• Nombre de salariés : 14 personnes
• Chiffre d’affaires : 330 K€ en 2017
• Accompagnement : Accélérateur de la Plaine Images, LMI 2016, Concours Innovation Numérique BPI, Concours Vinci Energies VivaTech

Reconstituer une pièce en 3D, rien de plus simple avec la solution EasyBuild de Wosomtech. Muni de votre smartphone, il suffit d’apposer virtuellement des marqueurs sur vos murs puis de tracer portes et fenêtres. Par recoupement de surfaces planes, l’application génère un plan 2D, 3D et un rapport Excel de mesures de surface. Et ce en moins de deux minutes ! Ajoutez une couche de réalité mixte et changez vos revêtements de surface puis positionnez du mobilier choisi dans une bibliothèque intégrée. Facile alors de déambuler dans votre nouveau décor, en temps et taille réels. Wosomtech, basée à la Plaine Images à Tourcoing, surfe sur la réalité mixte – les objets s’appréhendent comme s’ils étaient bien réels – pour proposer des solutions logicielles, compatibles avec la maquette numérique des bâtiments. Hyper intuitives, elles sont actuellement testées par des acteurs du BTP, du retail, du tertiaire, de l’hôtellerie et autres agences immobilières. «A terme, nos solutions seront disponibles sur une cinquantaine de mobiles mais aussi sur tablettes et casques de réalité mixte», ambitionne Ludovic Hennion, cofondateur en charge du développement. En parallèle et pour s’autofinancer, notamment «plus de 50% de R&D», la start-up réalise de la prestation de services : modes d’emploi en réalité augmentée pour Toyota ou catalogue augmenté pour placer des objets 3D dans son propre intérieur, lui permettent de se développer sereinement.

 

ETNISI : quand la poussière redevient carrelage

• Ville : Lille (siège), Marcq-en-Baroeul (Showroom) et Roubaix (unité de production) • Thématique : Economie circulaire • Date de création : septembre 2017 • Dirigeant : Espérance Fenzy • Nombre de salariés : 2 salariés • Chiffre d’affaires : NC • Accompagnement : LMI 2017, Réseau Alliance (Coup de cœur économie circulaire 2018)
• Ville : Lille (siège), Marcq-en-Baroeul (Showroom) et Roubaix (unité de production)
• Thématique : Economie circulaire
• Date de création : septembre 2017
• Dirigeant : Espérance Fenzy
• Nombre de salariés : 2 salariés
• Chiffre d’affaires : NC
• Accompagnement : LMI 2017, Réseau Alliance

«Rien ne se perd, tout se transforme». C’est la philosophie d’Espérance Fenzy, créateur de l’entreprise Etnisi. Son défi ? Transformer les fines de chantier en carrelage extérieur. Après une carrière spécialisée dans la déconstruction de bâtiments et friches abandonnées, pas étonnant que cet ingénieur se soit passionné pour cette matière, habituellement mise en décharge. «Humides, les fines se transforment en boue». Après plus d’un an de recherche, l’entrepreneur a élaboré la recette d’un produit standard : «la dalle de carrelage gris pierre bleue» à base de fines de calcaire et de pierre bleue pour lesquelles les gisements sont importants en Région. «Un produit fabriqué localement, porteur d’une identité et qui présente plus de résistance et de légèreté qu’un grès céramique traditionnel», précise celui qui a obtenu la certification NF EN 14411. Après l’implantation d’une première micro-usine fabriquant 1000 m2 par mois à Roubaix – terrain de jeu pour le zéro déchet – le créateur entend opérer un virage dans la fabrication industrielle. «L’idée est d’implanter ces micro-usines dans différentes régions pour fabriquer à chaque fois des produits locaux». Pour l’heure, son objectif est avant tout de remplir les carnets de commandes et de garnir les étals des grandes surfaces de bricolage. Les dalles recyclées d’Etnisi ont, en tout cas, déjà séduit des architectes de l’Avant-Goût, cuisine commune de Fives Cail à Lille.

 

VOLT en prise avec la Rev3

• Ville : Dunkerque • Thématique : Energie • Date de création : octobre 2017 • Dirigeant : François Ducorney • Nombre de salariés : 1 personne • Chiffre d’affaires : NC • Accompagnement : Accélérateur Rev3, NEF, Initiative Flandre, Banque populaire, Club d’entreprises de St-Pol
• Ville : Dunkerque
• Thématique : Energie
• Date de création : octobre 2017
• Dirigeant : François Ducorney
• Nombre de salariés : 1 personne
• Chiffre d’affaires : NC
• Accompagnement : Accélérateur Rev3, NEF, Initiative Flandre, Banque populaire, Club d’entreprises de St-Pol

«J’aide les industriels à faire des économies d’énergie sans investissement». Telle est la promesse de François Ducorney, créateur de la start-up Volt à Dunkerque. Pour y parvenir, il réalise un audit des consommations. Puis «installe et maintient du matériel ultra performant en énergie sans investissement initial de la part des clients». Tandis qu’un logiciel de monitoring permet de visualiser en temps réel les gains, la société se rémunère sur les économies réalisées. Elle facture mensuellement les kwh gagnés, moins chers que le kwh qui auraient dû être consommés, et ce, sur des contrats de trois à sept ans. «En moyenne, nous constatons une réduction de 20% des coûts de la consommation énergétique», révèle le dirigeant, passé par Energiency et le pôle Energie 2020. Volt agit principalement sur les postes Led, d’air comprimé et de production de froid pour accélérer la transition énergétique. Une solution qui a d’ailleurs tapée dans l’oeil de l’équipe de la Troisième Révolution Industrielle puisque la jeune pousse vient de sortir du premier programme d’accélération REV3. François Ducorney compte désormais conquérir ses voisins, ceux de l’écosystème dunkerquois mixant industriels et acteurs de l’énergie, avant un déploiement plus large.

 

A lire aussi dans ce dossier :

  • Les 10 start-up qui dopent le bâtiment (Partie 1/2) : ici