Fréderic Nihous

Fréderic Nihous

Frédéric Nihous : « Avec l’Arel, nous injectons 4,7 millions pour la rénovation”

Qu’est-ce que l’Arel ?
L’Arel est une aide régionale directe pour la rénovation énergétique des logements lancée en avril dernier. La région compte 2 760 000 logements. 68% d’entre-eux ont été construits avant 1990 et sont considérés comme énergivores, soit 13 points au-dessus de la moyenne nationale. Partants de ces constats, nous souhaitions monter un dispositif simple, adaptable, pragmatique répondant à une situation du moment. Il peut également s’additionner à d’autres comme le Service public de l’efficacité énergétique (SPEE) ou l’engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM). Le but est de booster le tissu économique du bâtiment en faisant travailler nos artisans et nos PME. Nous injectons donc 4,7 millions d’euros dans cette expérimentation. Il s’agit évidemment de favoriser la transition énergétique mais aussi de répondre à des objectifs économiques et sociaux, ce pourquoi nous l’avons ouvert aux propriétaires modestes et très modestes.

Quels sont les critères pour bénéficier de cette aide ?
Nous nous appuyons sur un tiers de confiance qu’est l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah). D’abord pour faire de la simplification administrative, donc à partir du moment où le dossier est accepté par l’Anah, cela vaut ticket d’entrée à la Région. Nous déclenchons alors automatiquement l’aide régionale qui vient en complément. Il faut avoir recours à au moins une entreprise RGE et réaliser des travaux conduisant à 35% d’économie d’énergie. En moyenne, ils s’établissent à 42% sachant que les travaux les plus plébiscités sont le remplacement de la chaudière, des fenêtres ou encore l’isolation des combles.

Vous venez déjà d’ajuster ce dispositif. Quelles sont les nouveautés ?
Compte tenu des remontées du terrain, nous n’avons pas voulu attendre pour améliorer cette expérimentation. Nous avions deux remarques lourdes : d’une part, que la durée du dispositif prévue jusqu’en décembre était trop courte compte tenu du délai de traitement par l’Anah. Donc nous le prolongeons jusqu’à juin 2019. D’autre part, nous élargissons l’assiette rurale du dispositif. Pour mémoire, l’Arel donne droit à 1 000 euros pour tous les propriétaires engageant des travaux de rénovation énergétique inférieur à 30 000 euros. A cela nous ajoutons un bonus de 500 euros pour les habitants des communes rurales. La nouveauté réside dans le fait que nous élargissons ce supplément aux communes de moins de 2 000 habitants, soit 3 333 villages contre 1 120 lorsque nous étions basés sur les critères de l’Insee. Enfin, pour les chantiers supérieurs à 30 000 euros, l’aide atteint 2 000 euros quelque soit le lieu.

Quid de l’expérimentation en juin prochain ?
Je ne peux pas faire de conclusions avant la fin de l’expérimentation mais on mettra tout sur la table. 2019 sera une année charnière pour la rénovation énergétique dans les Hauts-de-France. Nous travaillons en parallèle sur l’expérimentation du Spee qui sera certainement amenée à être reparamétrée à l’échelle de la région et plus seulement dans l’ex-Picardie. Il y a une attente de la profession.

Dépôt des demandes pour les personnes physiques sur : https://aidesindividuelles.hautsdefrance.fr, pour les personnes morales sur https://aidesenlignes.hautsdefrance.fr