Geste technique (3)

L’ABF, sa vie, son oeuvre

Vous devez vous connecter pour accèder à ce contenu L’accès à cet article est réservé aux abonnés, veuillez vous connecter en cliquant sur le lien suivant

L’épreuve du feu

Elles ont fini par surgir au coin de tous nos entretiens : les flammes qui ont dévoré Notre-Dame de Paris ont bien sûr ébranlé nos interlocuteurs amoureux du patrimoine. Elles ont aussi ravivé leur souci de sécurité. «Il n’existe pas de règlementation propre aux monuments historiques, alors que les matériaux et les techniques pourraient le justifier», note Marie-Christine Chancollon, chargée des inspections de risques à la SMA BTP. Les professionnels concernés se réfèrent donc à des pratiques de bon sens : maintenir les sites en état de propreté ou stocker les produits inflammables dans des locaux appropriés. Dès lors qu’ils effectuent des travaux par points chauds –meulage et soudure par exemple– la compagnie d’assurance les invite à établir un document de sécurité, appelé «permis de feu». Le texte, signé par la maîtrise d’ouvrage, le responsable de la sécurité et les entreprises analyse les risques d’incendie ou d’explosion liés à la structure des bâtiments, à leur environnement et à la nature du chantier. Il formule ensuite des prescriptions pour prévenir les redoutables «feux couvants» : l’arrêt des travaux deux heures avant la fin de journée, l’évacuation des poussières, des contrôles pointilleux des installations électriques… «C’est un principe de l’assurance construction : les entreprises sont présumées fautives en cas de sinistre sauf à démontrer qu’elles ont pris toutes les précautions possibles», indique Marie-Christine Chancollon. Et de rappeler que la SMA BTP a enregistré 255 incendies sur chantiers en France entre 2009 et 2016…

A lire aussi dans ce dossier :