Jean-Luc Collomb, chargé d’opérations au sein de la cellule construction neuve du service Grands Projets de la ville de Liévin.

Jean-Luc Collomb, chargé d’opérations au sein de la cellule construction neuve du service Grands Projets de la ville de Liévin.

Interview : Jean-Luc Collomb, service Grands Projets de la ville de Liévin

Qu’attendent des entreprises les maîtres d’ouvrage ? Chaque mois, La Chronique leur donne la parole.

Quels sont vos projets en cours et à venir ?

Nous avons deux projets de réhabilitation-extension pour les groupes scolaires Jean Jaurès et Calonne dont les consultations d’entreprises devraient démarrer en mars. En parallèle, les appels d’offres pour la construction de la future cuisine centrale sont prévus pour le mois de juin. Soit au total près de 10 millions d’euros d’investissement en travaux.

Comment qualifieriez-vous les relations entre votre collectivité et les entreprises ?
Si nous travaillons facilement avec la plupart des corps d’état, nous constatons un déficit de réponses sur les lots en structure et gros oeuvre.
Pour faire face aux tensions présentes depuis quelques années sur les chantiers, nous séparons désormais la fonction d’OPC de la maîtrise d’oeuvre. Il permet d’objectiver les délais et d’établir des calendriers généraux et détaillés d’exécution dans le temps. Cela facilite les relations. Nous essayons par ailleurs de choisir les matériaux avec le maître d’oeuvre dès le début du chantier en DCE. Cela permet de garantir ce que l’on veut et évite les retards sur les commandes faites par les entreprises.

Quelle est la politique de la ville concernant le travail partenarial, les délais de paiement, l’innovation…
Pour garantir les délais de paiement, nous communiquons sur le processus de facturation pour assurer vis-à-vis des entreprises et prévoir au mieux nos budgets. La ville s’est par ailleurs engagée dans la Troisième Révolution Industrielle. Nous voulons que la future cuisine centrale soit exemplaire en la matière. A ce titre nous cherchons des solutions techniques, à la fois avec le maître d’oeuvre et avec les entreprises. Lors de la consultation prévue en juin 2019, nous attendons donc des réponses efficientes et environnementalement exemplaires. Ce sera l’un des principaux critères de sélection.

Qu’attendez-vous des entreprises ?
Nous leur demandons de mettre les moyens, d’avoir un chef de chantier qui n’est pas conducteur de travaux et un conducteur de travaux qui n’est pas responsable d’agence. En somme, pas quelqu’un qui a les trois casquettes sur le chantier. Mais aussi d’éviter d’avoir trop de travailleurs détachés, d’intérimaires et de sous-traitants. Cela peut générer des problèmes de communication et beaucoup de vérifications sur les chantiers. Aux entreprises d’être responsables et aux normes, de respecter les cadres légaux pour nous éviter des contrôles.
Je les invite aussi à bien regarder nos offres et à respecter la partie administrative. Il s’agit de remplir complétement les détails estimatifs et d’éviter des soucis récurrents de dossiers incomplets, source de perte de temps et de retard de chantiers.