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Grégory Rouzé, mandataire GEIQ BTP Nord-Pas-de-Calais

Grégory Rouzé, 39 ans, représente la 8ème génération de dirigeants de l’entreprise éponyme. Il est également Vice-président du Groupement d’Employeur pour l’Insertion et la Qualification (GEIQ) dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Comment est venu votre engagement au sein du Geiq BTP Nord-Pas-de-Calais ?
L’entreprise Rouzé fait appel au Geiq BTP Nord-Pas-de-Calais depuis une quinzaine d’année environ. Je participais alors aux assemblées générales, j’élaborais déjà certains outils. Il y a deux ans, le Geiq BTP m’a proposé de m’impliquer un peu plus en devenant Vice-président régional au coté du président Pierre Lobry.

Quelle est la fonction du Geiq ?
Le Geiq BTP regroupe 170 entreprises dans le Nord et le Pas-de-Calais. En échange d’une cotisation de 50 euros HT par an, il offre à ses entreprises adhérentes une véritable opportunité de recruter facilement, puis d’intégrer durablement un salarié qualifié. Chaque nouveau salarié est embauché temporairement par le Geiq pour le compte d’une entreprise. Celui-ci peut viser une qualification tout en étant dans un cadre sécurisant et motivant. A l’issue de cette période d’accompagnement et de mise à disposition, les entreprises ont la possibilité d’embaucher directement le salarié.

Quels sont les avantages pour les entreprises adhérentes au Geiq BTP ?
Il offre des facilités administratives, un réél suivi des jeunes de A à Z, la mutualisation des heures, le suivi de l’acquisition de compétences, le renforcement du lien avec le tuteur et l’intégration dans une entreprise. Il permet aux entreprises de trouver du personnel qualifié sans avoir les contraintes administratives liées à l’embauche et au contrat de travail. Il faudrait que trois quart des entreprises utilisent cet outil
Dans certains marchés publics, il y a des clauses d’insertions sociales dans lesquelles il faut réserver un nombre d’heures de travail à du personnel en insertion professionnelle. Le Geiq est donc une bonne solution pour y répondre. Le salarié peut bénéficier également d’un accompagnement social tel que la recherche de logement, une aide dans ses démarches administratives et juridiques, ou encore le passage du permis de conduire.

Que vous apporte cet engagement?
Cela ne me prend pas beaucoup de temps, environ deux réunions par trimestre. Avec d’autres responsables de ressources humaines, de PME et de majors du BTP, on échange, on créé de nouveaux outils. Nous, entrepreneurs sommes chargés de faire vivre ce groupement d’employeurs, qui tend aussi à répondre aux demandes d’entreprises picardes.

Concrètement, comment cela se passe ?
Dans mon entreprise depuis 10 ans, nous avons par exemple embauché une dizaine de personnes passée par ce dispositif. Globalement, se sont les métiers du gros oeuvre et second oeuvre qui sont les plus plébiscitées avec celui de technicien de maintenance.

Envisagez-vous exercer d’autres mandats?
Pour le moment, je me consacre à celui-ci et je me concentre sur la gestion de l’entreprise familiale.

Rencontrez-vous des difficultés liées à l’embauche?
Les jeunes ont toujours cette mauvaise image du BTP, comme étant un travail manuel pénible. Aujourd’hui, le bâtiment c’est tout le contraire : on recrute, on forme, on paie bien et on offre de nombreux avantages! La pénibilité au travail est désormais prise en compte avec la mise en place de moyens de levage pour les maçons par exemple.Pourquoi n’enseigne-t-on pas dans les écoles une matière qui ferait découvrir ces métiers jugés pénibles, en expliquant leurs atouts pour donner envie aux jeunes?