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La FFB 5962, EGFBTP et la FPI Hauts-de-France alertent sur le prix du foncier

Face au prix et à la rareté du Foncier dans la métropole lilloise, la FFB 5962, EGFBTP et la FPI Hauts-de-France lancent un cri d’alerte auprès des pouvoirs publics. La Chronique reproduit le communiqué commun des trois organisations.

« En termes de bureaux, logements… la Métropole lilloise concentre, à elle seule, 90% de l’activité du Nord/Pas-de-Calais. La densification y est limitée, le PLU 2 restreint l’extension urbaine, le foncier y est rare et donc cher ! « Le prix du foncier a doublé en 3 ans » selon la FPI Hauts-de-France (Fédération des Promoteurs Immobiliers). Or, derrière une promotion immobilière, il y a un chantier à réaliser, des entreprises de toutes tailles et des emplois locaux, des hommes et des femmes de métier. C’est pourquoi, la FFB 5962, EGFBTP et la FPI Hauts-de-France, représentant la filière, la promotion et les entreprises de bâtiment de toutes tailles, alertent les Pouvoirs Publics sur les conséquences économiques et sociales du renchérissement et de la rareté du foncier ; et leur demandent de prendre en compte ces paramètres lors de la vente de foncier leur appartenant, sachant qu’environ 50% du foncier disponible est public ».

Les Chiffres clés

La filière Construction Sur le Nord/Pas-de-Calais représente 17 000 mises en chantier, cumul sur 12 mois à fin octobre 2018 (SCOT Lille – FPI). Le secteur de la construction regroupe 16 000 entreprises employant plus de 76 000 salariés.
En glissement annuel sur onze mois à fin novembre 2018, les défaillances d’entreprises de 10 salariés et plus ont progressé : Au niveau national, elles ont augmenté de +3,3 % pour les 10 à 19 salariés, de +13,1 % pour les 20 à 49 salariés, et de +154,5% pour les 50 salariés et plus ! Pour la métropole lilloise, ces défaillances affichent une hausse de +7,2 % en termes d’ouvertures de procédures collectives. Parallèlement, sous l’effet de hausses des matières premières et du prix de l’énergie notamment, les coûts ont continué d’augmenter dans le bâtiment de 2,9% au 3ème trimestre 2018 en glissement annuel. L’écart se creuse toujours plus et impacte les marges des entreprises car les prix, eux, n’ont progressé que de 2,4% durant la même période.

 

ouvertureBenoît Loison – Président de la FFB 5962 (Fédération Française du Bâtiment) : « La pression sur la composante « travaux » fragilise toutes les entreprises, quels que soient leur taille ou le mode d’attribution retenu (entreprise générale ou corps d’état séparés). Les entreprises sont prises en étau entre la hausse des prix des matériaux, des salaires, des normes et la tendance à la baisse des prix de vente des prestations travaux. Les entreprises sont étranglées, les défaillances augmentent, les trésoreries sont exsangues principalement chez les ETI (Entreprises de Tailles Intermédiaires) ».

 

laurent_neveu_demathieu_hd-2Laurent Neveu – Délégué Régional EGF.BTP Hauts-de-France (Entreprises Générales de France BTP) : « La hausse du prix du foncier, non répercutée sur les prix de vente, a pour conséquence directe l’écrasement des budgets travaux des promoteurs et écarte de fait les entreprises générales de leurs chantiers. Alors que nous sommes dans la région des moteurs d’insertion (170 000 heures d’insertion par an), de formation (apprentissage, alternance …), de prévention et d’amélioration des conditions de travail, ce sont donc les conditions de réalisation des chantiers qui risquent de se dégrader et l’emploi local de souffrir car au-delà de nos salariés directs, 90 % de notre chiffre d’affaires sous-traité est confié à des partenaires du Nord et du Pas-de-Calais. »

PDEPASSE-®A BD internetPhilippe Depasse- Président de la FPI Hauts-de-France : « La hausse du prix du foncier non répercutable sur nos prix de vente eu égard au pouvoir d’achat de nos clients entraine mécaniquement une pression sur la principale composante du prix de revient que sont les travaux. »