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L’entrée du centre de conservation du Louvre surplombe le Boulevard des oeuvres. Cet axe principal long de 160 mètres sur 8 mètres de large dessert d’un côté les ateliers et la partie administrative, de l’autre les réserves

Cocooning sous haute surveillance pour les œuvres du Louvre

Après deux ans de chantier, le Centre de conservation du Louvre a été inauguré début octobre à Liévin. D’ici 2024, 250 000 oeuvres du musée parisien seront hébergées dans ce plain-pied de 18 500 m². Visite.

Par Mathilde Colin

 

Ici, elles ne boiront pas la tasse. Pour éviter qu’elles ne soient endommagées en cas de crue de la Seine, 250 000 œuvres stockées dans les réserves du musée du Louvre à Paris seront rapatriées d’ici 5 ans dans ce nouveau centre de conservation. A quelques encablures du Louvre Lens, il accueillera tableaux, sculptures et antiquités égyptiennes, orientales et grecques. Des collections d’art qui viendront s’y cacher (le lieu est interdit au grand public) et se faire bichonner. Ce lieu sera aussi destiné à être un espace de travail et de recherches pour le personnel scientifique du musée, des chercheurs ou des universitaires.

 

INVISIBLE DEPUIS L’EXTÉRIEUR

Conçu par les architectes britanniques Rogers Stirk Harbour+Partners, ce bâtiment semi enterré de 18 500 m² a été imaginé de plain-pied pour faciliter le déplacement des œuvres. Au dessus des 860 voûtes en béton préfabriquées sur place par Demathieu Bard Construction Nord, mandataire du groupement d’entreprises en charge du chantier, la toiture végétalisée de 17 000 m² non accessible, avec une pente de 3,7 %, vient se fondre dans le paysage. En cas de fuites, un système par réseau électrique détectera l’endroit précis du percement. Tout d’acier et de béton vêtu, conçu en forme de trapèze, le centre de conservation laisse penser à un bunker. « L’expression abstraite des murs, des façades et des espaces se conjugue, afin de créer un bâtiment à la fois résolument contemporain et intemporel, explique Graham Stirk, l’un des architectes. En grande partie invisible depuis l’extérieur, il offre une vue théâtrale depuis l’intérieur. Il peut paraître minimaliste mais il s’agit d’un bâtiment sophistiqué à caractère durable ». L’énergie de cet édifice bio-climatique sera fournie par des pompes à chaleur, dont un tiers en géothermie. Vous devez vous connecter pour accèder à ce contenu L’accès à cet article est réservé aux abonnés, veuillez vous connecter en cliquant sur le lien suivant

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