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Ces métiers rares aux salaires qui s’envolent

Au palmarès des métiers les plus recherchés dans le BTP, le gagnant est…  le conducteur de travaux !

Suivi de près par l’ingénieur études de prix et l’ingénieur méthodes (réalisation d’études techniques sur le chantier). Ainsi, depuis un an, le salaire annuel des chefs de chantier et des conducteurs de travaux a augmenté de 2000 à 5000 euros par an selon l’expérience. Aujourd’hui, un débutant peut prétendre à un salaire entre 30 et 35 000 euros par an. Son aîné pourra monter jusqu’à 50 000 euros. En 2018, un ingénieur étude de prix avec 5 à 15 ans d’expérience peut lui espérer lui gagner entre 48 000 et 50 000 euros par an. (1) Autres métiers cotés : les dessinateurs/projeteurs (entre 30 et 45 000 euros) et les métreurs (entre 27 et 37 000 euros). Baignant dans le plein-emploi, les cadres français voient leurs salaires augmenter dans tous les secteurs depuis un an: +2,6% en moyenne en 2018. Le BTP se distingue avec des rémunérations en hausse de +4,2% ! La plus forte évolution enregistrée sur les 5 dernières années. (2) Particulièrement prisés, les profils maîtrisant les outils numériques, notamment ceux initiés aux projets de construction en BIM. A diplôme équivalent par rapport à un autre candidat, ces spécialistes peuvent espérer un salaire plus élevé d’environ 10 %.

Les cols bleus en profitent aussi

La pénurie ne touche pas que les cadres. Les ouvriers, spécialisés comme non qualifiés, manquent pour répondre à la demande. Charpentiers, couvreurs et régleurs (technicien en charge du réglage des machines de production). Voilà le trio de tête des dix métiers où sont anticipés les plus fortes difficultés de recrutement d’après l’enquête « Besoins en main-d’œuvre » de Pôle Emploi de 2018. Dans les Hauts-de-France, une étude conjointe de Pôle Emploi et de la Chambre des métiers de l’artisanat confirme qu’avec 36 % des intentions d’embauche dans l’artisanat, le BTP est le secteur le plus recruteur (devant les services et l’alimentation). Compétences recherchées par les entreprises et non détenues par les demandeurs d’emploi ? La pose et la restauration de couvertures, la pose de revêtements rigides (tabliers de baignoire, tablettes, socles, murets…), la peinture en bâtiment et la pose de fermetures menuisées.

Fixé par des accords régionaux, les salaires des ouvriers du bâtiment sont moins volatiles que ceux des cadres. Ils débutent au SMIC à 1 498 euros pour 35 heures de travail par semaine et peuvent monter jusqu’à 2 268 euros dans le Nord et le Pas-de-Calais, 2 023 euros en ex-Picardie. Aujourd’hui, un jeune couvreur-zingueur peut escompter gagner 1600 euros par mois dès son premier poste. Assez pour attirer les compétences ?

(1) Etudes de rémunération 2018 des cabinets de recrutement Walters People et PageGroup.

(2) 16ème édition du baromètre Expectra des salaires cadres.

En chiffres

+4,2% la hausse moyenne des rémunérations dans le BTP depuis un an

Entre 2 000 et 5 000 euros, l’augmentation (selon expérience) depuis un an du salaire annuel des chefs de chantier et conducteurs de travaux

1 600 euros, salaire moyen pour un couvreur-zingueur débutant

A lire aussi dans ce dossier:

-Emplois qualifiés : BTP cherche remèdes à la pénurie. Lire ici.

-Trois questions à Rachid Zentar, responsable formation génie civil à l’IMT Lille-Douai. Lire ici.