Le bâtiment dit du “transformateur” va être réhabilité tandis qu’un premier immeuble sera construit dans la continuité. En blanc, les trois autres bâtiments qui devraient à terme constituer le village d’entreprises. © Bouygues

Le bâtiment dit du “transformateur” va être réhabilité tandis qu’un premier immeuble sera construit dans la continuité. En blanc, les trois autres bâtiments qui devraient à terme constituer le village d’entreprises. © Bouygues

Arenberg Creative Mine : un pôle tertiaire pour la saison 2

Arenberg Creative Mine, pôle d’excellence en images et médias numériques, poursuit son développement. D’ici un an, il sera doté de deux bâtiments tertiaires pour accélérer sur le volet économique du site.

Du fond de la mine, ils n’imaginaient certainement pas que ce lieu, fleuron de l’exploitation minière, deviendrait un jour l’un des trois pôles majeurs de l’image en région*. Les mineurs, et c’est en partie grâce à eux que la fosse Arenberg de Wallers a décroché son inscription à l’Unesco, voient désormais ce site emblématique sous un nouveau jour. Porté par les acteurs publics que sont la Porte du Hainaut et l’Université Polytechnique de Valenciennes, liés par un contrat de partenariat public-privé avec la société Pimawa (cf encadré), Arenberg Creative Mine poursuit sa mutation. Dans un an, deux bâtiments étofferont l’offre proposée aux professionnels de l’image. Avec un objectif : leur permettre de travailler en lien direct avec le laboratoire DeVisu et d’utiliser ses plateformes technologiques installées depuis 2015. Une première construction de 1 600 m2, dessinée par les architectes belges de Skope, accueillera un accélérateur pour les entreprises sorties d’incubation ainsi que des bureaux. Ces derniers prendront place sur deux étages marqués par une grande modularité afin de s’adapter à différentes demandes. A quelques mètres, le “transformateur”, bâtiment historique à la toiture arrondie, sera reconverti pour recevoir au rez-de-chaussée un incubateur puis un espace de co-working (500 m2) à l’étage. Des travaux confiés au cabinet d’architecture Nathalie T’Kint (Lille), spécialiste des bâtiments historiques qui a déjà oeuvré lors de la “saison 1” des réhabilitations en 2014. Cette deuxième phase représente pour la Porte du Hainaut un investissement de 6,2 millions d’euros HT. Elle bénéficiera cependant de 800 000 euros de subvention de l’Etat au titre de l’engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM) et de 2,9 millions d’euros de la Région Hauts-de-France, en attendant éventuellement des fonds européens.

“Village d’entreprises”

La première pierre de cette saison 2 posée par l’ensemble des partenaires début octobre en appelle déjà d’autres. A terme, il est prévu la construction de trois autres bâtiments neufs afin de constituer un “village d’entreprises”. De quoi se donner la possibilité de dégainer rapidement (entre 6 à 9 mois) une offre tertiaire capable d’accueillir une entreprise d’envergure si l’occasion se présentait. Une hypothèse sur laquelle travaille les équipes et qui donnerait un coup d’accélérateur à ce tout nouveau pôle dédié à l’image. Rappelez-vous, en 2014, le top départ de la création d’un pôle d’excellence en image et médias numériques est donné. Au global, pas moins de 49,5 millions d’euros HT sont budgétés pour reconvertir ce haut lieu de l’exploitation minière. Et la première tranche des travaux démarre fort. Elle consiste alors en la réhabilitation du bâtiment des compresseurs pour y installer les bureaux d’accueil du laboratoire DeVisu de l’Université de Valenciennes, la halle d’essai, le plateau télé et sa régie, les zones de stockage, les ateliers et locaux de maintenance audiovisuelle. Mais dans ce site classé Unesco, les architectes des bâtiments de France veillent. Ils exigent que tous les aménagements soient réversibles et que les façades ne soient pas impactés par les travaux intérieurs. William Devaux, architecte de l’agence T’Kint en charge du projet, a alors imaginé “une boîte dans la boîte” pour respecter ces contraintes et l’identité des lieux. En parallèle, la construction du LEAUD, bâtiment équipé de deux salles de projection est construite.

Saison 3 ?

“On est passé de 4 à 30 000 visiteurs, se réjouit Alain Bocquet, président de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut qui lance donc cette “saison 2” d’Arenberg Creative Mine. Mais pour assurer le succès de cette série et poursuivre les saisons, l’intendance de l’écosystème doit encore se structurer. “Pour la gestion, nous réfléchissons actuellement à la meilleure solution, comme la création d’une entreprise publique locale, dont le statut reste à trancher, mais dans laquelle des partenaires, publics ou privés, pourraient prendre leur place et avoir un positionnement cohérent”. Certainement un préalable à la saison 3. Dans l’oreillette, on murmure que la grande salle des pendus pourrait y faire peau neuve.

*Avec la Plaine Images à Tourcoing et la Serre numérique à Valenciennes.

Pimawa, pierre angulaire d’Arenberg Creative Mine Il porte le nom d’un héros de dessin animé. Pimawa est bien le personnage central de la reconversion du site d’Arenberg. La société “Patrimoine Investissement de la Mine et de l’Audiovisuel de Wallers-Arenberg” pilote ce projet “iconique et très complexe”, indique Bruno Verbaere, son président (photo) Composée de la Caisse des dépôts (81%) et Bee Invest 2, de Bouygues Bâtiment Nord-Est et Bouygues Energies & Services, elle a signé en novembre 2013 un contrat de partenariat public-privé de 25 ans avec la Porte du Hainaut.
Pimawa, pierre angulaire d’Arenberg Creative Mine
Il porte le nom d’un héros de dessin animé. Pimawa est bien le personnage central de la reconversion du site d’Arenberg. La société “Patrimoine Investissement de la Mine et de l’Audiovisuel de Wallers-Arenberg” pilote ce projet “iconique et très complexe”, indique Bruno Verbaere, son président (photo) Composée de la Caisse des dépôts (81%) et Bee Invest 2, de Bouygues Bâtiment Nord-Est et Bouygues Energies & Services, elle a signé en novembre 2013 un contrat de partenariat public-privé de 25 ans avec la Porte du Hainaut.