Le 1er prix des Archidéelles 2019, décerné par la Banque Populaire, a été remis à Lucile de Gori - École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille (2019) pour son projet : Le grand boulevard, un vecteur de lieux d’intensités. ©Maxime Dufour

Le 1er prix des Archidéelles 2019, décerné par la Banque Populaire, a été remis à Lucile de Gori - École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille (2019) pour son projet : Le grand boulevard, un vecteur de lieux d’intensités. ©Maxime Dufour

Rabot Dutilleul remet ses prix Archidéelles

Le jury de la 5ème édition du concours Archidéelles s ‘est réuni le 6 mai au Waao à Lille.  Le thème de cette année portait sur « Les grands boulevards 3.0 ». Le premier prix a été attribué à Lucile de Gori (ensapl) pour son grand boulevard vecteur de lieux d’intensités.

Cette année, les jeunes architectes de la région ont été amenés à réfléchir sur le futur du Grand Boulevard qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing. En forme de Y, large de 50 m et long de 14 km, il comporte aujourd’hui des routes plus ou moins rapides, des mini-tunnels, une voie de tramway, une piste cyclable et deux voies piétonnes qui bordent chaque côté.
Le 6 mai dernier, le jury s’est réuni au WAAO à Lille et a choisi 3 lauréats.

Le 1er prix décerné à par la Banque Populaire a été remis à Lucile de Gori [École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille (2019)] pour son projet  » Le grand boulevard, un vecteur de lieux d’intensités »: « Le grand boulevard est un projet ambitieux qui a été fortement contrarié par l’urbanisme du 20ème siècle dédié à l’essor de la voiture. Il se contente de sa capacité de liant mais n’irrigue plus ses épaisseurs. L’intention est de conserver cette capacité liante en lui redonnant sa fonction de lieu d’intensités. La première stratégie est celle de la défragmentation. Il s’agit de déployer les activités du grand boulevard et de le rendre visible. Dans un second temps, l’hétérogénéisation activera les poches en les densifiant et en diversifiant les usages. Enfin, la transversalité servira à irriguer l’épaisseur du grand boulevard, et à mettre en lien les espaces. »

Puis le jury a choisi de remettre le 2ème prix décerné par Vilogia à Manon Chapurlat [Université Catholique de Louvain (2013)] et Timothée Lunel [Université Catholique de Louvain (2016)] pour leur projet « Du grand boulevard au(x) grand(s) boulevard(s) » :  « Alors que le boulevard accueille une grande diversité de milieux urbains, il garde une structure similaire sur toute sa longueur. Le projet vient casser cette homogénéité. Partant de l’analyse des différents tronçons accompagnant le boulevard, des différentes villes qu’il traverse, ce ne sera plus au territoire de s’adapter au boulevard mais au boulevard de veiller à la mise en valeur des territoires. S’adapter au contexte urbain, c’est d’abord réaffirmer l’identité de chaque ville traversée par le boulevard. Le projet intégrera ainsi la singularité des 9 villes que le boulevard relie. La structure du boulevard se modifiera à chaque ville qu’il traversera, favorisant le paysage et l’environnement pour l‘une, les espaces publics pour l’autre, ou encore les commerces de proximité pour la troisième. Le grand boulevard ne sera donc plus un simple axe fonctionnel, permettant de se déplacer d’un point à un autre. Il sera par un projet humanisé, doté de plusieurs identités, mettant en valeur la richesse et la diversité des villes du Nord. Chaque ville se verra ainsi valorisée et impliquée dans la réhabilitation de cet axe pluri-identitaire. »

Enfin, le 3 ème prix décerné par Rabot Dutilleul a été remis à Lucie Courteaux  [Université Toulouse 2 (2011)] et Thibaut Vullin [Université d’Orléans (2008)] pour leur projet « Le boulevard grand Y ». « La réflexion esquissée à travers ces quelques planches vise moins à apporter des réponses opérationnelles qu’à poser les questions des dysfonctionnements urbains et sociétaux. Les candidats proposent ici quelques réponses ponctuelles et spatialisées à une question globale et intercommunale. La fonction transports demeurent la raison d’être du grand boulevard. C’est néanmoins en les repensant techniquement, en envisageant une moindre place dévolue aux mobilités qu’il est possible de penser d’autres usages. Plus de places, de confort, d’agrément et de sécurité peuvent être offerts aux modes doux : cyclistes, trottinettes, segway permettent dorénavant d’accroître le rayon des mobilités quotidiennes sans recourir à la voiture. »

Cette année, les candidatures ont été examinées par un jury de professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et du design :

François Dutilleul – Rabot Dutilleul – Président du jury
Younes Chikhi & Audrey Roussel – Banque Populaire
Guillaume Hequet – Vilogia
Annabelle Maze – ADU Lille Métropole
Jérôme de Alzua – De Alzua +
Françoise N’Thépé – Architecte
Isabelle le Saux – AREP
David Abittan – tema.archi – Directeur de publication
Maxime Bitter – Métropole Européenne de Lille
Régis Thévenet – Ordre des architectes Hauts-de-France
Martin Duplantier – Architecte et président d’AMO
Marie-Douce Albert – Journaliste

En initiant en 2013, cet appel à idées à échelle régionale, nationale et européenne, Rabot Dutilleul vise à encourager l’innovation et à valoriser les jeunes architectes.